mardi 24 mai 2011

One Town to bring them all and in the darkness bind them

J'adore la musique du Seigneur des Anneaux. Dans mon travail pour m'améliorer en composition de "scores", c'est un peu ma référence.
Devinez quoi....

http://fr.wikipedia.org/wiki/Howard_Shore

dimanche 22 mai 2011

La fin d'un mythe

En venant au Québec j'avais, comme beaucoup de Français, l'idée que les Québécois étaient bien plus protecteurs de la langue française que les Français. Historiquement le Québec c'est un peu la Bretagne d'Asterix qui résiste encore et toujours à l'envahisseur.
Well...

Alors certes ici les panneaux Stop sont des panneaux "Arrêt", ici point de KFC mais des PFK, et au cinéma on parle de "Rapides et Dangereux 5", "Frissons 4", ou encore "Les bagnoles 2" :D
Les apparences sont sauves.

Mais écoutons un Québécois parler :
"Avec la gang on est allé à un party, c'était le fun, et j'ai dansé sur ma tune préférée".
Euh...

Parfois c'est plus sournois, comme par exemple "On va se céduler une entrevue". Hum...

Bon à noter que moi je m'en fiche complètement, c'est juste inattendu.

Une amie à moi a fait remarquer à une Québécoise que ici, comme en France, il y a des anglicismes mais ce ne sont pas les mêmes, ce à quoi la brave Dame, bafouée, a répondu :
"C'est une joke ?"

hihihi

mercredi 11 mai 2011

Le point sur la situation

Je suis arrivé l'année dernière à Toronto. Besoin d'un break de ma vie en France qui s'enlisait. Et envie d'aventure, de découverte !

Et aussi envie de temps pour travailler divers projets artistiques personnels.

Je me suis vite senti très bien à Toronto. J'ai un peu travaillé...

Et j'ai passé de nombreux mois à essayer d'avancer, à aller plus loin dans mes projets. A recentrer mes envies. Pas facile car tant de choses m'intéressent ! J'ai avancé sur mon roman. J'ai commencé à me mettre à écrire de la musique d'illustration sonore, à explorer tous les styles d'ambiance que je pouvais. même si c'était parfois à des années lumières de mes goûts. Et je me suis amélioré en guitare et en batterie.

Et en anglais aussi, forcément ! J'ai rencontré des gens très intéressants, des quatre coins du monde.

Et mon ami Gil a été très présent pour moi dès le début, je ne pourrais jamais le remercier assez de tout ce qu'il a fait pour moi.

Toronto est vraiment une ville super à vivre. Et parfaite pour moi. J'y ai passé des moment inoubliables.

J'ai fait quelques boulots de rédacteur. J'ai aussi participé à plusieurs bénévolats, en particulier pour une association de francophones à Toronto.

Mais je n'ai pas trouvé le boulot parfait et le temps et l'argent filaient. Et plusieurs plans prometteurs ne se sont pas concrétisés... Je commençais à déprimer à l'idée de rentrer en France. Bien sûr, mes amis et ma famille me manquent. Mais venez vivre au Canada et vous comprendrez pourquoi c'est dur de revenir !

Mais il le fallait car mon permis de séjour touchait à sa fin. Je m'étais résolu de prendre, avant mon retour, quelques mois supplémentaires en tant que touriste pour découvrir les magnifiques endroits que je n'avais pas encore visités.

Et soudain s'est présenté l'inattendu. Une offre d'emploi des plus séduisantes : une boîte cherchait une personne créative pour écrire des textes.

Euh...

Petit hic, le lieu du poste : Québec. A 800 kilomètres de là.

Je décroche un entretien... et je décide de m'y rendre. L'entretien se passe bien et le poste a l'air vraiment sympa. Un poste de rêve, très proche de ce que j'ai cherché toute ma vie et que je n'avais jamais trouvé.

Puis quelques jours plus tard, la nouvelle tombe : j'ai le job.

Je ne pouvais laisser passer cette occasion. J'ai donc dû quitter mon logement et ma vie à Toronto, déménager à 800 km, trouver un autre logement à Québec, m'y installer, commencer le job... le tout en moins de 15 jours. Et en plus il a fallu durant cette période que je monte un dossier pour un nouveau permis, de travail cette fois.

Le job s'est révélé être vraiment fidèle à mes attentes. J'ai passé un mois assez stressant à attendre la validation de mon nouveau permis, qui pouvait m'être refusé. Et sans permis, c'était fini pour moi au Canada... Finalement fin Avril ce fut le soulagement : j'obtiens le précieux sésame. Une fois les papiers validés à la frontière et ma situation «régularisée» début Mai, j'ai pu souffler : je peux enfin voir à plus long terme, une nouvelle aventure commence...

Visiter le Canada... et les États-Unis ? Ça sera pour plus tard... en attendant je parlerai de Québec. Et de tout ce que je n'ai pas dit sur Toronto !